Interview d’Els, bénévole à GSF avant son départ en mission à Madagasca
Es-tu déjà partie en mission avec Gynécologie Sans Frontières ?
Oui, je suis déjà partie en mission avec Anne-Marie, Françoise et un pédiatre, au Bangladesh. J’avais envie d’avoir ce genre d’expérience et c’était assez facile pour moi car l’équipe était très soudée et avait déjà beaucoup d’expérience. Cela m’a permis de me sentir rapidement à ma place et de trouver pleinement le sens de cette mission.
Avec quelles idées pars-tu cette fois-ci à Madagascar ?
J’ai été bien briefée sur le pays et sur la mission. Sur place, je vais notamment assurer des topos et participer à l’animation des ateliers. Ce qui me préoccupe le plus, c’est de ne pas décevoir. J’ai vraiment envie de bien faire et j’ai parfois peur de ne pas être à la hauteur, notamment dans la formation que je vais dispenser. Mais je me suis beaucoup préparée. On m’a fourni des cours de départ et j’ai repris l’ensemble des contenus. J’ai refait tous mes topos et j’ai travaillé pendant tout le mois de juillet. Cela a représenté beaucoup plus de temps de préparation que je ne l’avais imaginé ! Aujourd’hui, je suis vraiment à fond, aussi bien sur la forme que sur le fond de mes présentations.
Te sens-tu prête pour transmettre tes connaissances ?
Pour les cours, je me sens à peu près prête. J’ai l’habitude d’enseigner : j’ai donné des cours à des internes ainsi qu’à l’école de sage-femmes. Je suis praticienne hospitalière et j’ai terminé mon internat il y a deux ans. J’ai également eu une expérience en Guyane, à la fin de mon internat, dans le cadre d’un assistanat. Il me reste encore à préparer certains ateliers et surtout à vérifier que j’ai bien tout le matériel nécessaire pour les cours et les ateliers.
Qu’est-ce que ce type de mission t’apporte ?
Cela m’apporte un enrichissement humain que je ne retrouve peut-être pas autant dans les formations en France. En France, les professionnels ont leurs habitudes, ils sont parfois très routiniers et exigeants. Lors des missions, les échanges sont différents. Je trouve qu’il y a beaucoup plus d’humain dans la relation. C’est vraiment ce que je recherche : la relation, les échanges, la rencontre avec la population. Je suis heureuse de pouvoir leur apporter quelque chose et de contribuer à mettre en place des actions dont je sais qu’elles seront importantes pour eux. Cela me rend aussi fière.
Es-tu contente de partir avec Marie ?
Oui, beaucoup ! Marie connaît bien Madagascar et ce qui a déjà été réalisé sur place. Elle a une façon de voir les choses assez proche de la mienne. Elle est très ouverte aux échanges, aussi bien sur le plan personnel que professionnel. C’est rassurant de partir avec quelqu’un qui connaît déjà le terrain.
T’es-tu renseignée sur Madagascar avant ton départ ?
Étonnamment, pas vraiment ! Lorsque j’étais partie au Bangladesh, j’avais beaucoup recherché d’informations sur le pays, notamment sur le tourisme. Cette fois-ci, je me suis essentiellement concentrée sur mon travail et sur la préparation de la mission.
As-tu des appréhensions avant de partir ?
Ma principale crainte est de tomber malade. Si cela m’arrive, je risque de mettre la mission en difficulté et de compromettre le travail de l’équipe. Alors je me suis préparée une belle trousse médicale pour essayer de parer à toutes les éventualités ! Mais je n’ai pas vraiment d’autre peur. Je veux surtout être à la hauteur de ce qui m’est demandé.
Qu’attends-tu avec le plus d’impatience de cette mission ?
J’attends surtout beaucoup d’échanges et de rencontres. Je suis particulièrement impatiente de découvrir la population, mais aussi d’échanger avec les médecins locaux. Je pense que ces rencontres vont beaucoup m’apporter, professionnellement comme humainement. Et puis, je ne pense pas que mon pays va me manquer ! Je vais être ravie d’être là-bas.
En quelques mots, comment te sens-tu à quinze jours du départ ?
Je suis ravie et très motivée. J’ai encore du travail de préparation, mais je me sens investie à fond dans cette mission. J’ai surtout envie de partir, de rencontrer les équipes et la population, et de partager avec eux ce que nous pouvons leur apporter.
