Ma première mission avec Gynécologie Sans Frontières au Cameroun. Mathilde Vergne

CHU Bordeaux. Quelle riche expérience que cette mission au Cameroun ! Et inattendue...
Arrivés à 4 à l’aéroport de Yaoundé : Anne-Marie, Laurence, 2 médecins gynécologues, Patrick un français, ancien expatrié du Cameroun, et moi, sage-femme. Première journée de campagne de santé avec ASCOVIME, l’ONG locale partenaire de GSF ; un concept génial, créé par Georges Bwelle, chirurgien camerounais : il s’agit d’aller tous les week-end en camion dans des coins reculés du pays, avec une trentaine de volontaires camerounais, pour soigner et opérer des patients en attente de soins parfois depuis plusieurs mois...

Ambiance indescriptible tellement la démarche est chargée de générosité, de volonté, de bonne humeur, de fatigue (l'équipe médicale travaille parfois toute la nuit et roule également de nuit), pour tenter d’aider toutes les personnes qui attendent dans les villages. Nous (GSF) aidons en faisant des consultations/échographies de femmes enceintes. Moments  anthologiques...

Le 2ème jour nous partons à Bancomo, centre de formation construit par Georges, pour une journée de cours aux étudiants maïeuticiens. Échanges très riches avec eux... passionnés par les ateliers de suture, on ne les arrêtait plus !

Puis rencontre inédite le soir-même avec Yannick Noah après son concert dans son village.... ! Nous tentons de le convaincre d’aider ASCOVIME, il parait intéressé mais pas de suite pour le moment.... C’est une star ne l’oublions pas ! Puis nous nous envolons pour notre semaine de formation à Garoua dans le Nord du pays, zone désertique et pays musulman. C’est presque un autre pays, on franchit encore une frontière.... Conditions plus rudes sans internet, des coupures d’électricité et d’eau récurrentes qui perturbent le séminaire. Malgré tout , nos cours et ateliers de travaux pratiques semblent intéresser les soignants rencontrés, même si notre rôle est limité par le grand nombre d’intervenants camerounais qui ont pris la parole.... Là encore ce sont les ateliers pratiques qui ont eu le plus de succès.

C’est avec regrets que j’annule ma participation au 2eme week-end de campagne avec ASCOVIME pour raison de santé et par crainte d’aller dans une zone à risque, car située
dans l’extrême-Nord. Très très chouette expérience : de beaux échanges, des rencontres inattendues. Je suis surprise par ces camerounais qui donnent tant pour leur pays !

La collecte se poursuit

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